Frais kilométriques pour les salariés

Déduire vos trajets professionnels au barème, c'est renoncer à l'abattement de 10 %. Ce n'est pas toujours le bon calcul : voici comment trancher.

Un choix annuel, pas une addition

Chaque année, votre salaire imposable est réduit d'un abattement forfaitaire de 10 %, appliqué automatiquement, qui couvre déjà vos frais professionnels. Vous pouvez y renoncer et déclarer vos frais réels à la place. C'est l'un ou l'autre, pas les deux, et le choix se refait chaque année.

Les frais kilométriques ne se déduisent donc qu'en frais réels. La question n'est pas « combien puis-je déduire », mais « mes frais réels dépassent-ils l'abattement que je perds ». Pour beaucoup de salariés, l'abattement de 10 % reste plus avantageux, et opter pour les frais réels leur ferait perdre de l'argent.

Faire le calcul avant de choisir

L'arbitrage est arithmétique. Un salaire imposable de 30 000 € donne 3 000 € d'abattement automatique. Il faut donc que l'ensemble de vos frais professionnels — kilomètres, repas, matériel — dépasse ce montant pour que les frais réels deviennent gagnants. En dessous, vous perdez au change.

Le poste kilométrique pèse souvent le plus lourd. Un salarié qui roule beaucoup pour son travail peut le franchir sans peine ; un salarié sédentaire, presque jamais. Le calculateur d'indemnités kilométriques applique le barème 2026 à votre distance réelle, ce qui vous donne le premier chiffre à comparer.

Le trajet domicile-travail a ses propres règles

Vos trajets domicile-travail comptent, mais dans des limites précises : un seul aller-retour par jour, et 40 km par trajet au-delà desquels l'éloignement doit être justifié. Ne les confondez pas avec un déplacement professionnel, déductible lui sans plafond de distance. La page trajet domicile-travail détaille où passe la frontière et ce qu'il faut joindre à votre déclaration.

Ce que l'administration attend

Si vous optez pour les frais réels, vous devez pouvoir justifier vos kilomètres en cas de contrôle. L'URSSAF et l'administration fiscale regardent la réalité des déplacements, pas un total annoncé de mémoire. Pour chaque trajet, gardez :

  • la date ;
  • la distance parcourue ;
  • le lieu de départ et le lieu d'arrivée ;
  • le motif professionnel du trajet.

Notre modèle de journal kilométrique reprend exactement ces colonnes et montre à quoi ressemble un relevé qui tient.

Comment Kilevo le reconstitue

Si vos rendez-vous sont déjà dans un agenda, votre relevé est à moitié écrit. Kilevo lit votre Google Agenda, votre Outlook ou un flux ICS et transforme chaque rendez-vous ayant un lieu en trajet : de votre adresse par défaut vers ce lieu, en aller-retour. Le titre devient le motif, la distance vient de Google Maps. Un rendez-vous sans adresse ne produit rien, une visioconférence zéro kilomètre.

Soyez lucide sur les limites : pas de GPS, pas d'application mobile, pas de scan de reçus. Sans agenda tenu, il n'y a rien à lire. Avec un agenda, votre mois est prêt le matin — la synchronisation tourne chaque nuit si vous êtes abonné, et vous la relancez quand vous voulez. Une correction faite à la main — une adresse, un véhicule, une distance — survit aux synchronisations suivantes.

Cette page est une explication générale, pas un conseil fiscal : pour votre cas, rapprochez-vous de l'administration ou d'un professionnel. Envie d'essayer un mois ? Ouvrez un compte gratuit. Cinq trajets par mois sont gratuits pour juger la méthode.

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