Frais réels ou barème kilométrique : que choisir ?

Le barème kilométrique l'emporte dans la quasi-totalité des cas : c'est un forfait qui couvre le carburant, l'assurance, l'entretien, les pneus et la dépréciation du véhicule, sans conserver une seule facture. Les frais réels détaillés ne deviennent intéressants que pour un véhicule coûteux, récent et très utilisé à titre professionnel.

Un salarié a trois options : l'abattement automatique de 10 %, le barème kilométrique, ou les frais réels détaillés. Les deux dernières supposent d'opter pour les frais réels dans la déclaration, ce qui n'a de sens que si le total dépasse l'abattement. Avec 30 000 € de salaire imposable, l'abattement vaut 3 000 € ; un salarié qui parcourt 8 000 km professionnels avec une voiture de 5 CV obtient déjà plus de 4 500 € au barème. En dessous de 5 000 km, la question mérite d'être posée.

Deux règles à retenir : on ne mélange pas les deux méthodes pour un même véhicule, et le choix vaut pour l'année entière. Les péages, le stationnement et les intérêts d'emprunt pour l'achat du véhicule s'ajoutent au barème ; le carburant, lui, est déjà dedans.

Quelle que soit la méthode, l'administration attend un relevé : pour chaque déplacement, la date, le départ, l'arrivée, la distance, le motif professionnel et le véhicule. Kilevo tient ce relevé à partir de votre agenda et produit le journal kilométrique annuel avec la formule appliquée à chaque tranche.

Notre page frais réels ou barème kilométrique détaille l'arbitrage, et le calculateur applique le barème 2026 à votre kilométrage. Pour votre situation précise, c'est votre comptable qui tranche.

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