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Indemnité kilométrique VRP 2026 : remboursement et frais réels du commercial salarié

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Indemnité kilométrique VRP 2026 : remboursement et frais réels du commercial salarié

Le VRP est sans doute le salarié qui roule le plus. Un secteur à couvrir, des clients à visiter les uns après les autres, des milliers de kilomètres par an au volant de sa propre voiture. Forcément, la question du remboursement — et de la fiscalité — de tous ces trajets est centrale. Or le statut de VRP traîne une réputation compliquée, avec ses règles « spéciales » dont plus personne ne sait vraiment ce qu'il reste en 2026. Remettons les choses à plat : le VRP est un salarié, et il dispose de deux leviers distincts pour ses frais de route.

Le VRP est un salarié : deux leviers, à ne pas mélanger

Comme tout salarié qui utilise sa voiture personnelle pour travailler, le VRP peut agir sur deux plans différents, qui n'ont rien à voir l'un avec l'autre :

  • Le remboursement par l'employeur de ses frais professionnels, versé sur le bulletin de paie (ou à côté), et exonéré de cotisations dans certaines limites.
  • La déduction en frais réels sur sa déclaration de revenus, à la place de l'abattement forfaitaire de 10 %.

Ces deux leviers peuvent se combiner, mais jamais faire double emploi : ce que l'employeur a remboursé ne peut pas être déduit une seconde fois aux impôts. Voyons-les l'un après l'autre.

Levier 1 : le remboursement par l'employeur, au barème kilométrique

Beaucoup de VRP perçoivent une allocation forfaitaire pour frais, ou sont remboursés au réel de leurs déplacements. Quand ce remboursement porte sur les kilomètres et respecte le barème kilométrique (fonction de la puissance fiscale et du kilométrage annuel), il est exonéré de cotisations sociales et d'impôt sur le revenu dans la limite de ce barème. Au-delà, la fraction excédentaire redevient du salaire, soumise à charges et à impôt.

Un exemple parlant pour un VRP qui avale de la route. Vous roulez en 5 CV et vous parcourez 30 000 km professionnels dans l'année. Vous êtes dans la tranche « au-delà de 20 000 km » : 30 000 × 0,427 = 12 810 € remboursables sur l'année, sans charges ni impôt. On mesure l'enjeu : à ce niveau de kilométrage, la moindre erreur de comptage se chiffre en centaines d'euros.

Levier 2 : les frais réels sur votre déclaration de revenus

Sur le plan de l'impôt, le VRP est traité comme n'importe quel salarié. Par défaut, l'administration applique un abattement forfaitaire de 10 % sur vos salaires (compris, pour l'imposition des revenus 2025, entre 509 € et 14 555 €) censé couvrir vos frais professionnels. Mais un VRP roule tellement que cet abattement est presque toujours insuffisant. Vous avez alors intérêt à y renoncer et à opter pour vos frais réels.

En frais réels, vous déduisez vos kilomètres professionnels au barème — le même que ci-dessus. Deux règles :

  • Si votre employeur vous a remboursé tout ou partie de vos frais, vous devez réintégrer ces remboursements dans votre revenu imposable avant de déduire vos frais réels. Sinon, vous déduiriez deux fois.
  • L'option n'est gagnante que si vos frais réels dépassent l'abattement de 10 %. Pour un VRP, c'est la règle plutôt que l'exception.

Le calculateur d'indemnité kilométrique vous donne le montant du barème en quelques secondes, et notre page frais réels ou barème kilométrique détaille l'arbitrage.

L'abattement de 30 % du VRP : ce qu'il en reste vraiment en 2026

C'est le grand malentendu du statut. On entend encore parler d'un « abattement de 30 % » propre aux VRP. Il faut distinguer deux choses que tout le monde confond :

  • À l'impôt sur le revenu : cette déduction supplémentaire n'existe plus. L'ancien abattement forfaitaire spécifique de 30 % pour frais des VRP a été supprimé. Aujourd'hui, pour votre déclaration de revenus, vous n'avez que le droit commun des salariés : l'abattement de 10 %, ou les frais réels. Pas de 30 % fiscal en plus.
  • Aux cotisations sociales (URSSAF) : un abattement subsiste, mais s'éteint. C'est la déduction forfaitaire spécifique (DFS), un mécanisme qui réduit l'assiette des cotisations de l'employeur. Historiquement à 30 %, elle est rabotée de 2 points par an depuis 2024 : 24 % en 2026, et suppression complète programmée en 2038. Elle est plafonnée à 7 600 € par an et par salarié, suppose votre accord annuel, et ne peut s'appliquer que si vous supportez réellement des frais. C'est une affaire de bulletin de paie et de cotisations, pas une déduction que vous portez sur votre feuille d'impôt.

Retenez la ligne de partage : côté impôt sur le revenu, c'est 10 % ou frais réels, comme tout salarié ; côté cotisations, il peut rester une DFS en voie d'extinction, gérée par l'employeur. Ne comptez pas sur un « abattement VRP de 30 % » pour réduire votre impôt : il n'est plus là.

Le vrai enjeu : justifier un gros kilométrage annuel

Que vous passiez par le remboursement employeur ou par les frais réels, tout repose sur un seul chiffre : vos kilomètres professionnels de l'année. Et pour un VRP, c'est le chiffre le plus lourd de conséquences, parce qu'il est aussi le plus gros. Le reconstituer de mémoire en avril, c'est le sous-estimer par prudence — et laisser filer des centaines d'euros — ou avancer un total invérifiable le jour d'un contrôle.

Or vos visites sont déjà écrites quelque part : dans votre agenda commercial. Chaque rendez-vous client porte une adresse et une date. Kilevo lit votre agenda et en déduit automatiquement vos trajets — date, adresse, distance — visite après visite, sans que vous ayez à noter un seul chiffre. Le relevé se construit tout seul, et vous arrivez à vos notes de frais comme à votre déclaration avec un total déjà prêt et justifiable. La page Kilevo pour les commerciaux itinérants montre le principe, et notre page Kilevo pour les salariés détaille le cadre du remboursement.

Questions fréquentes

Un VRP relève-t-il encore de l'abattement de 30 % ?

Pas à l'impôt sur le revenu : la déduction forfaitaire supplémentaire de 30 % des VRP a été supprimée. Pour votre déclaration, c'est l'abattement de 10 % ou les frais réels. Une déduction forfaitaire spécifique de 30 % subsiste seulement côté cotisations sociales (URSSAF), mais elle diminue chaque année — 24 % en 2026 — et disparaîtra en 2038.

Mon employeur me rembourse déjà mes kilomètres : puis-je aussi passer aux frais réels ?

Oui, mais sans double emploi. Si vous optez pour les frais réels, vous devez réintégrer dans votre revenu imposable les remboursements déjà perçus, puis déduire l'ensemble de vos frais réels. On ne déduit jamais deux fois la même dépense.

Combien un VRP peut-il déduire au kilomètre en 2026 ?

Cela dépend de la puissance fiscale de son véhicule et du total annuel de kilomètres. Pour un 5 CV parcourant 30 000 km, le barème donne 12 810 € sur l'année, soit environ 0,43 € par kilomètre. Le taux au km est plus élevé sous 20 000 km, où une part fixe s'ajoute.

L'allocation forfaitaire pour frais est-elle imposable ?

Non, tant qu'elle rembourse des kilomètres dans la limite du barème : elle est alors exonérée de cotisations et d'impôt. La fraction versée au-delà du barème, elle, redevient du salaire imposable et soumis à cotisations.

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